lundi 1 juin 2015

LA VENTE DU TCHENTCHENGA, une activité qui nourrit son homme


Moustapha est de nationalité nigérienne. Il vit au Bénin depuis une dizaine d’années. Après quelques année d’errance, à la quête d’une activité vitale, il a fini par organiser sa vie autour de la vente de la viande grillée appelée « tchentchenga » en langue locale.
 Aujourd’hui, Moustapha n’a rien à envier à personne puisqu’il a réussi à se rendre stable autour de cette activité. Il a pu se taper un bon emplacement sur l’esplanade du Stade de l’Amitié de Cotonou, un endroit qui grouille de monde tous les soirs. Les affaires marchent bien et pour rien au monde, il n’acceptera céder cette place. Tous les jours il doit payer 3000 francs de frais de location des lieux, au tenancier de la buvette dont il n’occupe qu’une petite partie de la façade.

Mariée, à une jeune fille qu’il est allé chercher chez lui au Niger, il vit sous un toit, avec à sa charge ses 04 frères venus du entre temps du Niger le rejoindre. Il supporte le jeune frère de sa femme. Son chiffre d’affaires va croissant. Approché, Moustapha n’a juste eu la gentillesse que de nous donner le montant du produit de sa vente journalière : au moins 90.000 francs. Peu à peu il réussit à construire une sorte d’entreprise autour de lui puisque, progressivement, il crée à chacun de ses frères un étalage tout comme le sien propre. Alors le soir on fait les comptes ensembles pour voir les entrées.  
Qui pouvait imaginer que ce jeune homme du nom de Moustapha, la trentaine environ, pouvait en quelques années se forger une vie aussi décente autour de lui. Chômeur qu’il était, un touche à tout puisqu’il n’y avait pas mieux, qualification professionnelle, NEANT. Et comme on peut le remarquer, la patience de Moustapha a bien finit par payer.

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